Profanes

Dans cette chronique je vous proposerai des ouvrages de tout genre. Parutions récentes ou passées en espérant nourrir votre appétit par de nouvelles découvertes.

Ce mois-ci je vous présente
Profanes
Un roman de Jeanne Benameur
Editeur Acte Sud / Leméac, paru en 2013
ISBN 978-2-7609-0876-5
À propos de l’auteur :
Jeanne Benameur est une écrivaine française. Née d’un père tunisien et d’une mère italienne. Elle se distingue sur la scène littéraire avec Les Demeurées qui reçoit en 2001 le prix Unicef. Puis, c'est le prix du centre du Livre Poitou-Charentes pour Laver les ombres en 2007 ; les prix Paroles d'encre, le prix du Rotary et le prix du Roman d'entreprise pour Les Insurrections singulières en 2011. En 2013, Profanes reçoit le grand prix RTL-lire et en 2022, le Prix du roman qui fait du bien pour La Patience des traces 2013, Vivre tout bas 2025.
Elle est membre du jury du prix Fémina de 2023 à 2025.
Profane définition: Qui est étranger aux choses sacrées, à la religion ou qui est en dehors de la sphère du sacré.
Ce roman raconte l'histoire d'Octave Lassalle, quatre-vingt-dix ans, chirurgien à la retraite qui vit seul dans une grande maison. Le corps se fragilise et une lassitude se fraie un chemin qu'il n'est pas prêt à suivre. Il aimerait pour le temps qu'il lui reste, s'entourer de vivant en s'entourant d'une "équipe".
Maintenant que je les ai trouvés, tous les quatre, que je les ai rassemblés, il va falloir que je les réunisse. Réunir ce n'est pas juste faire asseoir des gens dans la même pièce, un jour. C'est plus subtil. Il faut qu'entre eux se tisse quelque chose de fort.
Quatre personnes. Un homme, Marc et trois femmes: Béatrice, Yolande et Hélène. Ils auront des tâches spécifiques avec un horaire précis. Auront chacun la clé du portail et de la porte d'entrée ainsi qu'une chambre, qu'ils pourront choisir, avec une clé, sans obligation d'y dormir.
Chez chacun des quatre, il a flairé le terreau d'une histoire. Quelque chose qui pourrait l'éclairer. Chez chacun d'eux la lutte, solitaire, pour la vie. Et aucune religion à laquelle se raccrocher. C'était la question commune à chaque entretien. La plus importante. Quel rapport entretenaient-ils avec la foi, La religion? Aucun des quatre n'avait la foi domptée par la religion. Les quatre doutaient. Mais il luttaient, il le savait. Et c'est pour cela qu'il les avait choisis. Il pense "la lutte sacrée."
Parce qu'il a appelé les vivants et qu'ils sont venus jusqu'à lui. Peu importe que ce soit par le biais d'une annonce d'emploi. Il a enfin souhaité à nouveau que la vie fasse son oeuvre et elle le fait bien.

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