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S’engager, encore et toujours

  • Photo du rédacteur: Suzanne Dansereau
    Suzanne Dansereau
  • il y a 5 jours
  • 3 min de lecture

Dernière mise à jour : il y a 2 jours

Au Québec, sur les quelque 1 million de personnes âgées de 75 ans et plus, 200,000 vivent dans l’isolement. Heureusement, il y a des gens qui sont là pour elles. Des gens comme Antoinette Tomassini. Après une carrière de 37 années bien remplies chez Desjardins, Antoinette n’allait pas passer ses journées chez elle à ne rien faire. 


Elle a décidé de s‘impliquer dans la collectivité en faisant du bénévolat chez les Petits frères.

Organiser les visites des bénévoles, coordonner les activités – fêtes de Noel et de Pâques – faire des appels téléphoniques, il y a une foule de choses à faire pour cet OSBL dont la mission est de briser l’isolement des ainés qui n’ont pas d’aidants naturels ou de famille pour interagir avec eux.


On les visite, et on leur organise des activités de groupe. Antoinette y a trouvé son bonheur. Une des expériences qu’elle chérit le plus est l’amitié nouée avec un grand ami âgé de 100 ans – décédé l’année suivante. 


« Je suis de même. J’ai toujours voulu aider, me confie-t-elle lors de notre lunch dans un restaurant vietnamien de l’est de Montréal.  J’ai aussi un grand besoin d’interaction avec les gens, c’est essentiel dans mon quotidien ». 

Au travail, elle a même changé de poste pour fréquenter la clientèle.

« Au début, je faisais de la comptabilité et je m’ennuyais de n’avoir personne à qui parler. J’ai entrepris des études additionnelles pour me retrouver conseillère financière, au service des clients ». 

Antoinette carbure aux objectifs, et s’arrange pour les atteindre !


En fait c’est dans sa nature de s’engager pour le bien commun – même si elle ne court pas après les occasions. C’est ainsi que, durant sa carrière, elle s’est retrouvée à la tête de son unité syndicale chez Desjardins. « Je me suis d’abord jointe au comité, raconte-t-elle. Un jour, en pleines négociations avec l’employeur, notre présidente a dû nous quitter. Les gens autour de moi m’ont demandé de la remplacer. J’ai dit au comité :  si vous ne me laissez pas seule, si vous m’accompagnez, j’accepte. »


Quelle expérience ! Le sentiment de contribuer à bâtir quelque chose, d’améliorer le sort des gens, et le plaisir de travailler en équipe, voilà ce qui l’a animée. « Moi, l’injustice, je suis très sensible à ça. » Quand la retraite est arrivée, c’était plus fort qu’elle : il lui fallait poursuivre son engagement. Vivre de nouvelles expériences, lier de nouvelles amitiés.


Continuer à s’épanouir


Et continuer d’apprendre, de découvrir, de se développer – bref de s’épanouir ! Comme on dit : d’ajouter de la vie aux années (et pas juste des années à la vie).

Antoinette est une femme de réseaux. Avec ses ami.e.s elle va au théâtre, au concert ou au cinéma, ou encore elle fait des marches au jardin botanique… 

 « J’appelle une amie, si elle n’est pas libre, j’en appelle une autre, précise-t-elle. On essaie de faire des sorties de jour, parce le soir à 23 h dans le métro de Montréal, cela ne m’emballe pas ». 

Antoinette peut aussi compter sur son neveu Franco, qui les aide, elle et son mari Gaston, à combler de multiples besoins à la maison, dont celui du soutien informatique.

 « Il est comme un fils pour nous ».

S’il y a une leçon qu’elle a appris à faire durant sa carrière pour éviter le stress, c’est de déléguer. 

« Je n’ai aucun scrupule à demander de l’aide quand j’en ai besoin. » 

Antoinette pratique aussi le yoga depuis 20 ans. Cela lui calme le pompon. « Le yoga m’a appris à me centrer sur qui je suis au plus profond de moi-même. À accepter les choses telles qu’elles sont. Accepter les gens aussi, tels qu’ils sont. J’ai appris que dans la vie, les gens font toujours de leur mieux. »


Née de parents italiens dont le village a été en partie détruit durant la deuxième guerre mondiale et qui, jeunes adultes, ont dû émigrer à Montréal pour survivre, Antoinette a eu une mère qui avait peur de s’affirmer, de faire des vagues. Sa mère lui a appris à s’effacer, jusqu’à ce que sa réelle personnalité s’affirme. « J’étais rebelle. »


Aujourd’hui, Antoinette assume pleinement sa proactivité. En pleine possession de ses moyens, elle continue d’avancer, et d’aider sa communauté. Elle siège maintenant à la Table des aînés de son quartier et fait du bénévolat pour Une ride à la fois. Elle est les yeux et les oreilles des gens de sa génération auprès des organismes qui les desservent. Parions que cette femme pleine d’énergie, éprise de justice, aimant créer des liens, sera à la hauteur.


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