Bilan du projet Mauvais plis - le volet en CHSLD
- Amélie Fournier

- 2 avr.
- 3 min de lecture
Dernière mise à jour : 16 avr.

Avec l’artiste Marie-Christine Le Vey, trois toiles ont pris forme au cœur des milieux de vie, issues d’un processus de création collective avec les personnes participantes du Centre d’hébergement Heather, de PAX Habitat et du CHSLD Parphilia-Ferland.
Ce projet a permis de créer des moments de rencontre, de valoriser les capacités créatives souvent invisibilisées et de favoriser un sentiment d’appartenance au sein des milieux de vie. Les œuvres réalisées témoignent de la richesse des parcours, de la sensibilité des personnes impliquées et du pouvoir de l’art comme espace de lien.

Au-delà du résultat artistique, Mauvais plis a ouvert un espace pour ralentir, échanger et reconnaître la beauté du vieillissement à travers la création collective.
Nous avons voulu recréer un véritable processus de création collective : les personnes aînées ont choisi les thèmes et orienté la démarche, tandis que l’artiste était présente comme soutien, pour accompagner les idées et faciliter leur mise en forme.
"Très belle activité clé en main à faire avec les résidents. Les intervenantes sont créatives, dynamiques et à l'écoute des besoins des résidents. Elles s'adaptent bien à la clientèle pour leur permettre de laisser place à leur imagination tout en les accompagnant de façon diriger pour les valoriser. "
Pascale Laurin-Lavallée, Technicienne d'intervention en loisirs CHSLD Parphilia-Ferland
Atelier 1 - atelier d’idéation

Ce premier atelier était consacré à l’exploration des idées et des inspirations. Les participant·es ont été invité·es à choisir des éléments de la nature qui faisaient sens pour eux : arbres, feuilles, fleurs, écorces, racines.
Le choix des couleurs a également été abordé comme une manière d’exprimer des émotions, des souvenirs et des perceptions du temps qui passe. Les échanges ont naturellement mené à la symbolique de l’arbre et des racines, en lien avec la mémoire, les parcours de vie et les liens qui nous ancrent.
Faire des choix s’est parfois révélé difficile. Plusieurs personnes aînées n'étaient pas habituées à se positionner dans un processus de création. Elles devaient dessiner leurs idées, ce qui a parfois suscité une certaine pression ou une crainte de ne pas « bien faire ». Malgré cela, ce moment a permis d’ouvrir un espace de réflexion, de discussion et de partage autour de l’identité, des souvenirs et de l’expérience vécue.
Travail en atelier
Suite à cet atelier, Marie-Christine a poursuivi le travail en transformant les idées exprimées en premières propositions visuelles. Nous vous invitons à lire le texte de Marie-Christine pour en savoir plus.
Atelier 2 et 3 - création en groupe
Nous avons été témoins de gestes simples mais puissants : une personne aînée vivant avec des troubles cognitifs qui ne se souvenait plus pourquoi elle tenait un pinceau avec de la peinture jaune, mais qui a peu à peu gagné en aisance dans le mouvement et dans le plaisir de peindre. D’autres, atteintes de la maladie de Parkinson, ont osé s’engager dans le processus créatif, dépassant leurs appréhensions pour participer pleinement à l’œuvre collective.
Plusieurs participant·es ont exprimé une grande fierté face à leur contribution. Ces moments ont rappelé que la création permet d’exister autrement, de retrouver un sentiment de compétence et de faire partie d’un projet commun.

Pour conclure
Le projet a été ponctué de défis, mais il a surtout ouvert des occasions de rencontres profondément humaines. Travailler en CHSLD a demandé une grande capacité d’adaptation. Des situations de santé, des absences imprévues ou des moments de fatigue chez les participant·es nous ont amené·es à ajuster le rythme, les approches et l’organisation des ateliers. Malgré ces obstacles, nous avons rencontré des personnes formidables, dont l’engagement et la sensibilité ont marqué le projet.
"Un grand merci encore, nous sommes très satisfaits du résultat. Le résultat est magnifique ! Nous l’avons installé à l’entrée afin que tout le monde puisse la voir (employés, familles et résidents)."
Pascale Fix,Technicienne Intervenante en loisirs, Fondation Groupe Santé Arbec
Pour découvrir suivre l’évolution d’Une ride à la fois, abonnez-vous à notre infolettre.



Commentaires